|
Le Gabon vient de signer deux contrats
pétroliers avec la société française Perenco et quatre
compagnies indiennes, qui font ainsi leur entrée sur le
marché gabonais, a-t-on appris vendredi auprès du
ministère gabonais du Pétrole.
Le contrat indien, signé avec les
sociétés Marvis PTE, Oil India Limited, Indian Oil
Corporation Limited et Oil Natural Gas Corporation
Limited, vise un bloc de plus de 3.700 km2 situé le long
du fleuve Ogooué, entre les villes de Ndjolé et de
Lambaréné, au sud-est de Libreville.
Rebaptisé pour la circonstance Shakti
("puissance divine en langue indienne), ce bloc a fait
l’objet de nombreux forages qui ont révélé la présence
de brut, mais son exploitation n’avait jusque-là pas été
engagée par ses précédents propriétaires faute d’un
rendement suffisant.
Le second contrat a été signé vendredi
avec la société française Perenco, troisième producteur
de brut gabonais, et concerne un bloc off-shore de plus
de 4.400 km2 au large des côtes sud-ouest du Gabon.
Après avoir connu un pic en 1997 avec
18,5 millions de tonnes (Mt), la production gabonaise de
brut a chuté à 11,5 Mt en 2002, avant de remonter et de
se stabiliser depuis 2003 autour de 13,5 Mt. Selon les
statistiques officielles, la production 2005 devrait
atteindre 13,6 Mt.
Cette stabilisation s’est opérée à la
faveur de la forte progression des cours du brut, qui a
rendu rentable l’exploitation de petits gisements
délaissés par les opérateurs historiques comme Total et
Shell.
Exploité depuis 1956, le pétrole reste
la principale source de revenus de l’Etat gabonais.
|